{"id":208,"date":"2020-01-11T15:43:35","date_gmt":"2020-01-11T14:43:35","guid":{"rendered":"http:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=208"},"modified":"2020-01-18T19:08:02","modified_gmt":"2020-01-18T18:08:02","slug":"cite-funambule","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=208","title":{"rendered":"Cit\u00e9 funambule"},"content":{"rendered":"\n<p> \u00c9ditions Le bruit des autres, 2010.<br>Gravure de couverture&nbsp;: Jacques Gruet. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"195\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/funambule-195x300.jpg\" alt=\"Couverture de &quot;Cit\u00e9 funambule&quot;\" class=\"wp-image-211\" srcset=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/funambule-195x300.jpg 195w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/funambule-768x1184.jpg 768w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/funambule-664x1024.jpg 664w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/funambule.jpg 978w\" sizes=\"(max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>\n\nPour l\u2019\u00e9criture de cette pi\u00e8ce, l\u2019auteur a re\u00e7u une bourse d\u2019aide \u00e0 la cr\u00e9ation du CNL en 2007. Le texte a \u00e9t\u00e9 termin\u00e9 en octobre 2008 lors d\u2019une r\u00e9sidence au Centre des \u00e9critures dramatiques de la Chartreuse de Villeneuve-l\u00e8s-Avignon.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Cit\u00e9 Funambule<\/em>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e sur manuscrit pour la 9e \u00e9dition du festival&nbsp;<em>Actuelles<\/em>&nbsp;des \u00e9critures dramatiques contemporaines qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e du 10 au 14 novembre 2009 au Taps de Strasbourg (directeur de lecture&nbsp;: \u00c9tienne Bayart). <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Notes de travail&nbsp;2007-2009<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce est \u00e9crite pour sept com\u00e9diens dont certains cumulent deux ou trois r\u00f4les. Elle se d\u00e9cline sur quatre actes respectivement intitul\u00e9 Printemps, Et\u00e9, Automne, Hiver, introduisant ainsi la notion de cycle et soulignant le caract\u00e8re r\u00e9p\u00e9titif de la vie dans la Cit\u00e9 Funambule&nbsp;; l\u2019absence d\u2019indices spatio-temporels induit en outre l\u2019id\u00e9e que la Cit\u00e9 Funambule se situe \u00ab&nbsp;ailleurs&nbsp;\u00bb et hors du temps. La description qui en est donn\u00e9e renforce cette id\u00e9e puisque il y est dit que les pavillons qu\u2019elle abrite portent chacun le nom d\u2019une \u00e9toile et que ceux qui y r\u00e9sident sont d\u00e9sign\u00e9s par leur pr\u00e9nom accol\u00e9 au nom de leur lieu de vie. Si ces derniers y gagnent une particule nobiliaire qui leur conf\u00e8re une certaine dignit\u00e9, ils y perdent en revanche le premier des signes de reconnaissance qu\u2019est le patronyme.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9but de texte, il est dit que la Cit\u00e9 Funambule \u00ab&nbsp;abrite&nbsp;des individus de tous \u00e2ges et de tous milieux qui ont en commun d\u2019avoir un jour chut\u00e9&nbsp;\u00bb et cela peut l\u2019assimiler \u00e0 un h\u00f4pital psychiatrique. Il serait toutefois r\u00e9ducteur de s\u2019en tenir l\u00e0, car l\u2019endroit peut \u00eatre pareillement m\u00e9taphorique ou microcosmique de bon nombre de nos soci\u00e9t\u00e9s actuelles, voire de la plan\u00e8te toute enti\u00e8re o\u00f9 des milliers d\u2019individus chutent quotidiennement au bas de l\u2019\u00e9chelle sociale, sous le seuil de la pauvret\u00e9, au-del\u00e0 des limites de la dignit\u00e9 humaine, o\u00f9 la folie trouve \u00e0 s\u2019\u00e9panouir dans la violence, la cupidit\u00e9 et la b\u00eatise. Si l\u2019on s\u2019en tient n\u00e9anmoins \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une Cit\u00e9 Funambule asile psychiatrique, il n\u2019est pas anodin de rappeler qu\u2019encore au XIXe si\u00e8cle, les gens bien se rendaient en famille \u00e0 Bic\u00eatre ou \u00e0 la Salpetri\u00e8re&nbsp;pour y voir les fous et les folles, et que le \u00ab&nbsp;spectacle&nbsp;\u00bb \u00e9tait payant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Trois personnages r\u00e9currents&nbsp;: le guide, le g\u00e9rant g\u00e9n\u00e9ral et la femme de m\u00e9nage&nbsp;; tous trois travaillent \u00e0 la Cit\u00e9 Funambule mais n\u2019y r\u00e9sident pas, encore qu\u2019on n\u2019en sache rien pour les deux derniers&nbsp;; en tout cas, aucun d\u2019entre eux ne se consid\u00e8re comme Funambule. Contrairement \u00e0 ces derniers, on ne les d\u00e9signe jamais ni par leur pr\u00e9nom ni par leur nom, mais par leur fonction.<\/p>\n\n\n\n<p>Une douzaine d\u2019autres personnages occupe la sc\u00e8ne plus ou moins longtemps. Parmi eux six Funambules porteurs de la seule histoire qui compte \u00e0 leurs yeux, \u00e0 savoir celle de la chute qui les a conduits \u00e0 la Cit\u00e9 Funambule. Aucun ne se raconte de la m\u00eame mani\u00e8re, car tous n\u2019ont pas la m\u00eame ma\u00eetrise ou le m\u00eame rapport au langage&nbsp;: quand l\u2019un en joue pour se dire par le biais d\u2019un r\u00e9cit romanesque, un autre doit recourir \u00e0 un interpr\u00e8te car il en a perdu l\u2019usage.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les trois personnages r\u00e9currents, le guide est sans conteste celui qui tient le r\u00f4le le plus important en terme de pr\u00e9sence et pour ce qu\u2019il incarne. Son travail consiste \u00e0 faire visiter la Cit\u00e9 Funambule \u00e0 un groupe de visiteurs, lesquels ne sont pas tant int\u00e9ress\u00e9s par les b\u00e2timents ou le parc arbor\u00e9 que par les r\u00e9sidents eux-m\u00eames, ou plut\u00f4t par l\u2019id\u00e9e qu\u2019ils se font d\u2019individus \u00ab&nbsp;qui ont un jour chut\u00e9&nbsp;\u00bb. Toutefois, il n\u2019y a l\u00e0 rien de \u00ab&nbsp;spectaculaire&nbsp;\u00bb&nbsp;d\u2019o\u00f9 un certain d\u00e9calage entre les attentes des uns et la r\u00e9alit\u00e9 des autres, r\u00e9alit\u00e9 qui est tout &#8211; d\u00e9tresse int\u00e9rieure, d\u00e9r\u00e8glement des sens, mal-\u00eatre, etc. \u2013 sauf \u00ab&nbsp;spectaculaire&nbsp;\u00bb. Ce d\u00e9calage fait que guide et visiteurs ne sont jamais au bon endroit au bon moment, comme s\u2019ils ne savaient ou ne pouvaient pas voir cette r\u00e9alit\u00e9 ou comme si elle se d\u00e9robait \u00e0 eux. Seul le public dans la salle y a droit, ce qui nous ram\u00e8ne au th\u00e9\u00e2tre en signifiant que la r\u00e9alit\u00e9 pour les uns fait spectacle pour les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne finale \u00e0 laquelle guide et visiteurs sont convi\u00e9s \u2013 \u00e0 savoir la sc\u00e8ne du bal de fin d\u2019hiver \u2013 est spectaculaire mais davantage onirique et po\u00e9tique que repr\u00e9sentative d\u2019une quelconque r\u00e9alit\u00e9. De plus ils y assistent en voyeurs et non en spectateurs&nbsp;: le guide n\u2019a-t-il pas pos\u00e9 comme condition pr\u00e9alable de \u00ab&nbsp;ne plus \u00eatre&nbsp;\u00bb, autrement dit de se d\u00e9partir de son identit\u00e9 de visiteur ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le personnage du guide pr\u00e9sente une nuance de personnalit\u00e9 selon qu\u2019il est incarn\u00e9 par un homme ou par une femme (le texte pr\u00e9voit les deux cas de figure) mais s\u2019av\u00e8re plus proche des Funambules qu\u2019il ne le para\u00eet de prime abord. Le monologue masculin \u00e0 l\u2019acte II met l\u2019accent sur le mensonge&nbsp;: le guide vend un spectacle qu\u2019il ne peut montrer, pire qui n\u2019existe pas. Or, apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 une s\u00e9ance de psychanalyse grand-guignolesque, il d\u00e9couvre que les syllabes invers\u00e9es de son pr\u00e9nom forment l\u2019injonction&nbsp;: Sois franc&nbsp;! Ce qui le place en porte-\u00e0-faux avec lui-m\u00eame, situation pour le moins inconfortable et propice \u00e0 le faire chuter\u2026 En ce qui concerne le guide f\u00e9minin, l\u2019accent est mis sur l\u2019attente (\u00ab&nbsp;Des ann\u00e9es qu\u2019elle attend, la petite guide, et elle savait m\u00eame pas que c\u2019\u00e9tait programm\u00e9 dans son pr\u00e9nom&nbsp;!&nbsp;\u00bb) et en cela ressemble aux Funambules dont la vie n\u2019est qu\u2019attente.<\/p>\n\n\n\n<p>Le g\u00e9rant g\u00e9n\u00e9ral affiche pour les arbres du parc une passion qui tient de la maniaquerie. Il conna\u00eet mieux les noms de ces derniers que ceux des r\u00e9sidents qui vivent \u00e0 la Cit\u00e9 Funambule. Comme tous les maniaques, il est capable de s\u2019emporter et de se comporter de mani\u00e8re violente d\u00e8s lors que l\u2019objet de sa passion est en cause&nbsp;: n\u2019abat-il pas un oiseau pour la seule raison que celui-ci \u00ab&nbsp;ab\u00eemait&nbsp;\u00bb un arbre avec son bec&nbsp;? Son lyrisme \u00ab&nbsp;vert&nbsp;\u00bb est caricatural du po\u00e8te romantique et accuse sa relative indiff\u00e9rence envers les humains dont il a la charge, \u00e0 tout le moins administrative. Son d\u00e9sir de familiarit\u00e9 tant avec le guide qu\u2019avec la femme de m\u00e9nage (\u00ab&nbsp;Appelez-moi G\u00e9g\u00e9&nbsp;\u00bb) traduit le besoin d\u2019\u00eatre aim\u00e9 et le rend quelque peu path\u00e9tique dans ses vaines tentatives pour y parvenir. Que le\/la guide \u00e0 l\u2019acte 4 r\u00e9ponde \u00e0 ce d\u00e9sir laisse entendre que ces deux-l\u00e0 se sont reconnus.<\/p>\n\n\n\n<p>La femme de m\u00e9nage est un \u00eatre simple et de bon sens qui vient de nulle part et n\u2019a aucune ambition d\u2019aller quelque part, qui de plus est lucide quant \u00e0 ses capacit\u00e9s intellectuelles. En disant ne faire que r\u00e9p\u00e9ter ce qu\u2019elle entend des uns et des autres sans toujours comprendre, elle se dispense de penser par elle-m\u00eame. Ainsi, \u00e0 la mani\u00e8re du bouffon ou fou du roi, elle ose quelques r\u00e9pliques dont la port\u00e9e litt\u00e9raire ou philosophique est cens\u00e9e lui \u00e9chapper.\n\n<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Coupures de presse<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ce texte tr\u00e8s m\u00e9taphorique agit comme un r\u00e9v\u00e9lateur photo des souffrances humaines, enfouies, dissimul\u00e9es un temps et qui parfois \u00e9mergent pour envahir le pr\u00e9sent. Plusieurs personnages racontent leurs f\u00ealures. (\u2026) Jacques-Fran\u00e7ois Piquet poursuit sa recherche, par l\u2019interm\u00e9diaire de la dramaturgie, sur les fonctionnements humains comme il l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 fait dans Qui d\u2019autre&nbsp;? Son approche est diff\u00e9rente mais tout aussi essentielle.&nbsp;\u00bb<br>Brigitte AUBONNET<br><a href=\"http:\/\/www.encres-vagabondes.com\/theatre\/piquet2.htm\"><em>Encres Vagabondes<\/em><\/a>, septembre 2010.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Avec cette pi\u00e8ce en quatre actes, Jacques-Fran\u00e7ois Piquet poursuit sa r\u00e9flexion sur la maladie mentale, l\u2019instrumentalisation des patients et les limites de l\u2019institution psychiatrique. L\u2019humour n\u2019est pas absent bien que le sujet soit grave. C\u2019est bouleversant et la distanciation \u00e9vidente permet au lecteur, comme au spectateur, de n\u2019\u00eatre dupe de rien et de r\u00e9fl\u00e9chir. Un th\u00e9\u00e2tre pour r\u00e9fl\u00e9chir, c\u2019est rare et \u00e0 ne pas manquer\u2026&nbsp;\u00bb<br>Lucien WASSELIN<br><em>La tribune mini\u00e8re<\/em>, janvier 2011.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La mati\u00e8re humaine de cette pi\u00e8ce en quatre actes, un pour chaque saison, est la m\u00eame que celle des Portraits soign\u00e9s, parus l\u2019an dernier chez Rhubarbe&nbsp;: la vie et la presque absence d\u2019histoires dans cet ailleurs qui pourrait \u00eatre asilaire mais aussi bien repr\u00e9senter la face sombre de notre propre monde. Et c\u2019est un premier sujet d\u2019int\u00e9r\u00eat pour qui a lu les deux ouvrages que de voir comment la nature du texte, l\u00e0 r\u00e9cits, ici th\u00e9\u00e2tre, d\u00e9termine la narration. Le th\u00e9\u00e2tre ne peut gu\u00e8re se passer de mots. Or les mots pour le dire, pour se dire, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui manque \u00e0 la plupart des r\u00e9sidents, \u00e0 commencer par leur propre nom, r\u00e9duit \u00e0 un simple pr\u00e9nom accol\u00e9 au lieu de s\u00e9jour, Yan d\u2019Achernar, Jacques de Ferkad\u2026 L\u2019auteur use alors de m\u00e9diateurs, une psychologue inquisitrice, un traducteur improvis\u00e9 d\u2019une parole inintelligible et m\u00eame, un r\u00e9sident \u00e9crivain, parole distanci\u00e9e par excellence. Ajout\u00e9 \u00e0 cela, comme dans l\u2019Illusion comique de Corneille, la distance du th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre car la vie de la Cit\u00e9 funambule est objet de spectacle pour des visiteurs qu\u2019un guide prom\u00e8ne sur sc\u00e8ne, leur indiquant les cas particuli\u00e8rement remarquables. Sans avoir l\u2019air d\u2019y toucher, Piquet met sous une lumi\u00e8re implacable l\u2019horreur de l\u2019enfermement, de l\u2019attente sans objet, du temps qui finit toujours par passer, lui, \u00e0 d\u00e9faut du bus fantasm\u00e9 qui permettrait de quitter l\u2019endroit. Enfin, qui passe, c\u2019est \u00e0 voir&nbsp;: quoi de plus clos que le cycle des saisons&nbsp;? Il y a du Dario Fo ou du Franca Rame dans ce Piquet l\u00e0&nbsp;: c\u2019est cru ET pudique, farce ET noir, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 ET pleurant d\u2019humanit\u00e9.&nbsp;\u00bb<br>Alain KEWES<br>Revue&nbsp;<em>D\u00e9charge<\/em>&nbsp;n\u00b0 146, mai 2010. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Le bruit des autres, 2010.Gravure de couverture&nbsp;: Jacques Gruet. Pour l\u2019\u00e9criture de cette pi\u00e8ce, l\u2019auteur a re\u00e7u une bourse d\u2019aide \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":211,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/208"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=208"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/208\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":488,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/208\/revisions\/488"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/211"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}