{"id":167,"date":"2020-01-11T13:54:10","date_gmt":"2020-01-11T12:54:10","guid":{"rendered":"http:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=167"},"modified":"2020-01-18T19:05:56","modified_gmt":"2020-01-18T18:05:56","slug":"lepreuve-du-temps","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=167","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00c9preuve du temps"},"content":{"rendered":"\n<p><em>R\u00e9cit<\/em><br>Photo de couverture&nbsp;: JFP<br>\u00c9ditions Rhubarbe 2018<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"207\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/epreuvecouv-207x300.png\" alt=\"Couverture de &quot;l'\u00e9preuve du temps&quot;\" class=\"wp-image-170\" srcset=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/epreuvecouv-207x300.png 207w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/epreuvecouv.png 519w\" sizes=\"(max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Quatri\u00e8me de couverture<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Au premier jour de l\u2019automne 2015, j\u2019ai pendu les treize livres que j\u2019avais \u00e9crits aux branches hautes d\u2019un vieux tilleul, puis entrepris de tenir le journal de leur d\u00e9gradation comme je l\u2019aurais fait de mon propre vieillissement. Pour illusoire et d\u00e9risoire qu\u2019elle f\u00fbt, cette d\u00e9cision r\u00e9pondait tout \u00e0 la fois au besoin de me d\u00e9faire d\u2019un pass\u00e9 qui me pesait, d\u2019un r\u00f4le, celui d\u2019\u00e9crivain, que je ne voulais plus assumer : j\u2019avais juste sous-estim\u00e9 que cette installation, sous la forme concr\u00e8te d\u2019un mobile, allait me procurer un r\u00e9el plaisir visuel&nbsp;; sous-estim\u00e9 aussi le plaisir retrouv\u00e9 d\u2019\u00e9crire un journal apr\u00e8s plusieurs mois de repli. Dois-je en d\u00e9duire alors que je me suis tromp\u00e9 lorsque j\u2019\u00e9crivais en septembre dernier que la tenue de ce journal \u00e9tait mani\u00e8re douce d\u2019en finir avec l\u2019\u00e9criture, de me retrouver avant silence&nbsp;? Trop t\u00f4t pour r\u00e9pondre, attendre d\u2019abord que mes livres en aient fini de tourner girouettes \u00e0 tous les vents et c\u00e8dent \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps, s\u2019effacent, s\u2019effritent, puis se fondent \u00e0 la terre humide\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Coupures de presse<\/em><br><br>\u00ab  C\u2019est un livre un peu particulier dans l\u2019\u0153uvre de Jacques-Fran\u00e7ois Piquet. A vrai dire, l\u2019auteur pourrait me r\u00e9torquer que tous ses livres le sont \u00e9galement. Mais celui-ci s\u2019\u00e9loigne des genres qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 arpent\u00e9s comme le roman, la nouvelle ou le th\u00e9\u00e2tre. Celui de journal lui conviendrait au plus pr\u00e8s, puisque l\u2019on suit jour apr\u00e8s jour le quotidien de l\u2019\u00e9crivain. Avec aussi les jalons des commentaires acerbes ou ironiques sur l\u2019actualit\u00e9 qui \u00e9maillent son parcours personnel.<br>Il faut commencer par l\u2019argument, assez proche de la lubie, il faut bien le dire&nbsp;: Jacques-Fran\u00e7ois accroche tous ses livres d\u00e9j\u00e0 \u00e9dit\u00e9s aux branches d\u2019un tilleul face \u00e0 chez lui. Il compose ainsi une sorte de mobile g\u00e9ant et guette l\u2019\u00e9volution de chaque volume soumis d\u00e8s lors au vent, la pluie, la chaleur, le froid\u2026 et les conditions radicales de l\u2019ext\u00e9rieur, bien loin du confort du rayon de biblioth\u00e8que. Il insiste sur le fait qu\u2019il veut voir ce que cela donnera quand ils seront certainement ab\u00eem\u00e9s, d\u00e9t\u00e9rior\u00e9s, voire une fois tomb\u00e9s redevenus humus \u00e0 leur tour. Chaque livre qui tourne avec la bise et se balance au bout de son fil garde pour l\u2019auteur sa valeur historique, symbolique, qui correspond \u00e0 son moment d\u2019\u00e9criture, et aux souvenirs pr\u00e9cis, amoureux entre autres.<br>Les diff\u00e9rents \u00e9pisodes de sa vie tournoient dans l\u2019air, avec leur teneur litt\u00e9raire et leur pesant d\u2019espoir et de d\u00e9ception. \u00ab&nbsp;\u2026Qu\u2019\u00e9crit-on quand on \u00e9crit sinon des histoires pour tenter de comprendre la sienne&nbsp;?&nbsp;\u00bb Il regarde le man\u00e8ge de ses mots alors que sa vie avance entre travail \u00e0 l\u2019h\u00f4pital psychiatrique et au centre de g\u00e9riatrie. Pourquoi cette id\u00e9e saugrenue&nbsp;? Si ce n\u2019est pour se confronter, soi-m\u00eame et ses \u0153uvres, \u00e0 \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9preuve du temps&nbsp;\u00bb et peut-\u00eatre arr\u00eater l\u2019\u00e9criture. Ne confesse-t-il pas&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9criture m\u2019a invent\u00e9 presque de toutes pi\u00e8ces.&nbsp;\u00bb Alors petit \u00e0 petit, feuilletant les pages, parcourant les jours, on retrouve chez l\u2019auteur son go\u00fbt d\u2019\u00e9crire qui se communique \u00e0 son lecteur, puisqu\u2019on le suit pas \u00e0 pas avec plaisir et bonheur et l\u2019id\u00e9e rena\u00eet aussi bien dans sa t\u00eate que dans la n\u00f4tre\u2026 \u00ab&nbsp;Le d\u00e9sir d\u2019\u00e9crire m\u2019est revenu en travaillant sur cette mati\u00e8re vivante.&nbsp;\u00bb Une sorte de catharsis a eu lieu sous nos yeux, mine de rien. Avec l\u2019amour longtemps perdu de vue qui revient enfin au centre du jeu. Et les bouquins peuvent tournoyer encore longtemps\u2026 \u00bb <br>Jacques MORIN<br>in&nbsp;<em><a href=\"http:\/\/revue-texture.fr\/\">Texture<\/a> <\/em>&amp;&nbsp;in&nbsp;<em><a href=\"http:\/\/www.dechargelarevue.com\/\">D\u00e9charge<\/a><\/em>&nbsp;n\u00b0180<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p> \u00ab  En 2015, Jacques-Fran\u00e7ois Piquet publiait&nbsp;<em>Vers la mer<\/em>&nbsp;aux \u00e9ditions Rhubarbe. Un r\u00e9cit bouleversant. Ce fut mon livre de l\u2019ann\u00e9e. Trois ans plus tard, voici&nbsp;<em>L\u2019\u00e9preuve du temps<\/em>\u2026 chez le m\u00eame \u00e9diteur.<br>\u00ab <em>Au premier jour de l&rsquo;automne 2015<\/em>, \u00e9crit-il en quatri\u00e8me de couverture, <em>j\u2019ai pendu les treize livres que j\u2019avais \u00e9crits aux branches hautes d\u2019un vieux tilleul, puis entrepris de tenir le journal de leur d\u00e9gradation comme je l\u2019aurais fait de mon propre vieillissement.<\/em> \u00bb<br>Ainsi se surprend-il \u00e0 tenir la chronique d\u2019un geste de plasticien dont il n\u2019ose pas revendiquer l\u2019audace. L\u2019\u00e9preuve du temps, \u00e0 petits pas, nous invite \u00e0 la lecture d\u2019un journal d\u2019\u00e9crivain jouant avec les fant\u00f4mes de sa vie m\u00eal\u00e9s aux fant\u00f4mes de ses propres fictions. Mais, peu \u00e0 peu, interrogeant et questionnant sans cesse son \u00e9criture, l\u2019auteur nous prend au pi\u00e8ge d\u2019un faux journal au fil duquel un incroyable roman d\u2019amour s\u2019\u00e9crit dans un troublant \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb double.<br>La forme est d\u2019une grande malice. Elle nous attrape et ne nous l\u00e2che plus. On attend le point m\u00e9t\u00e9o, on attend la balade autour des \u00e9tangs, on attend la nouvelle visite \u00e0 la biblioth\u00e8que de Roch-sur-Rivi\u00e8re (ah, la biblioth\u00e8que de Roch-sur-Rivi\u00e8re !), on attend les \u00ab\u00a0On dit\u00a0\u00bb sur le monde, l\u2019avanc\u00e9e des travaux chez Maria et Alexandre, ses voisins portugais, et cette inexorable d\u00e9liquescence du mobile m\u00eame de sa renaissance : les Treize suspendus aux branches du vieux tilleul.<br>Incantation r\u00e9p\u00e9titive et hypnotique, on y croise des cauchemars effroyables mais \u00e9galement des r\u00eaves \u00e9blouissants, les \u00e9gar\u00e9s d\u2019un h\u00f4pital psychiatrique et les anciens d\u2019un service de g\u00e9riatrie, o\u00f9 Jacques-Fran\u00e7ois Piquet nous affirme y animer des ateliers d\u2019\u00e9criture. Peut-on encore le croire, tant l\u2019\u00e9crivain s\u2019amuse avec les mots qui le construisent pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui s\u2019engagent \u00e0 les lire ?<br>Chaque nouveau livre de Jacques-Fran\u00e7ois Piquet nous enchante un peu plus. Soyons patients, d\u2019apr\u00e8s certaines sources, il y aurait projet sous roche\u2026 \u00bb <br>Laura BLOOM<br><em>La Voie des Livres<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9citPhoto de couverture&nbsp;: JFP\u00c9ditions Rhubarbe 2018 Quatri\u00e8me de couverture \u00ab Au premier jour de l\u2019automne 2015, j\u2019ai pendu les treize livres que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":170,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/167"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=167"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/167\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":485,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/167\/revisions\/485"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/170"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=167"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}