{"id":160,"date":"2020-01-11T13:47:42","date_gmt":"2020-01-11T12:47:42","guid":{"rendered":"http:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=160"},"modified":"2020-01-18T19:05:29","modified_gmt":"2020-01-18T18:05:29","slug":"vers-la-mer","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=160","title":{"rendered":"Vers la mer"},"content":{"rendered":"\n<p><em><strong>Chant d&rsquo;amour et d&rsquo;adieu<\/strong><\/em><br><em>R\u00e9cit<\/em><br><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9ditions Rhubarbe 2015<br>Illustration de couverture&nbsp;: Vitrail de G\u00e9rard Garouste (d\u00e9tail)<br>Pr\u00e9face de Marcelline Roux <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"188\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/verslamer-188x300.jpg\" alt=\"Couverture de &quot;Vers la mer&quot;\" class=\"wp-image-164\" srcset=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/verslamer-188x300.jpg 188w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/verslamer.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Quatri\u00e8me de couverture<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Quel que soit le paysage que nous traversons, tu t\u2019extasies devant la beaut\u00e9 des choses, la qualit\u00e9 de la lumi\u00e8re, la richesse des couleurs, la majest\u00e9 des arbres. Tout te ravit, tout te fait plaisir, tout t\u2019enchante&nbsp;: tu regardes le monde non comme si tu savais devoir trop t\u00f4t le quitter mais avec les yeux de la premi\u00e8re fois. Parfois tu dis le temps pourrait s\u2019arr\u00eater l\u00e0, mais chacun de nous sait l\u2019impossible de la chose, car rien n\u2019est inerte, pas m\u00eame la plus dense des pierres, aussi nous avan\u00e7ons et avancerons comme il le faut, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019embouchure du fleuve, jusqu\u2019\u00e0 la mer\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Premi\u00e8res pages<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous descendons maintenant le fleuve presque impassible qui traverse les vastes plaines c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res du pays, bl\u00e9 \u00e0 perte de vue et orge aussi dont j\u2019aime \u00e0 contempler l\u2019ondulation \u00e0 la moindre brise. Tu te reposes sur le pont, dans un espace clos de verre qu\u2019un toit escamotable peut recouvrir en cas d\u2019ond\u00e9es, mais ce ne sera pas pour aujourd\u2019hui, le ciel est clair, gris perle mais d\u00e9gag\u00e9 comme si tout ce qu\u2019il contenait de sombre avait \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9 au plus loin, chargeant l\u2019horizon \u00e0 l\u2019est, l\u00e0 o\u00f9 pointe la proue de notre bateau. Tout \u00e0 l\u2019heure, \u00e0 ce ciel gris nous opposions le souvenir d\u2019un azur dans lequel tournoyaient des dizaines de vautours, c\u2019\u00e9tait quelque part en montagne, aucun de nous ne se souvenait ni du lieu exact ni de la date pr\u00e9cise, nous marchions sur des sentiers escarp\u00e9s, levions les yeux \u00e0 chaque moment de pause pour observer les rapaces, \u00e9merveill\u00e9s par leur \u00e9l\u00e9gance en vol quand nous les savions, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019albatros, si lourds et laids au sol. Il est certain que nous n\u2019en reverrons pas ici, tout au plus quelques buses et faucons, peut-\u00eatre aussi quelques milans h\u00e9las aux abords des d\u00e9charges en plein air. <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Coupures de presse<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai lu, d\u00e8s r\u00e9ception,&nbsp;<em>Vers la mer<\/em>, le nouveau livre de Jacques-Fran\u00e7ois Piquet paru aux \u00c9ditions Rhubarbe. \u0152uvre magnifique de bout en bout et \u00e0 plus d\u2019un titre. (Marcelline Roux propose une pr\u00e9face \u00ab&nbsp;Un galet \u00e0 polir&nbsp;\u00bb qui est elle-m\u00eame extraordinaire \u2212&nbsp;qualit\u00e9 de perception et de langue, \u00e0 la hauteur du r\u00e9cit). Jacques-Fran\u00e7ois Piquet r\u00e9ussit avec ce r\u00e9cit un \u00ab&nbsp;chant d\u2019amour et d\u2019adieu&nbsp;\u00bb comme il en existe peu dans la litt\u00e9rature. Aucun pathos, aucune morbidit\u00e9 mais tout ce qui, sur un r\u00e9el de douleur et de souffrance, compose un chant&nbsp;: l\u2019acceptation sans r\u00e9signation, le partage, l\u2019\u00e9merveillement, l\u2019accompagnement, sans oublier la part de merveilleux qui soul\u00e8ve l\u2019\u00e2me. Ah, cette toute fin qu\u2019il donne au voyage \u00ab&nbsp;vers la mer&nbsp;\u00bb&nbsp;!&nbsp;\u00bb (\u2026 \/\u2026)<br>Marilyse LEROUX<br>Revue&nbsp;<em>Texture<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Vers la mer, Chant d\u2019amour et d\u2019adieu<\/em>&nbsp;offre au lecteur une exp\u00e9rience autobiographique et profond\u00e9ment touchante du \u00ab&nbsp;<em>carpe diem<\/em>&nbsp;\u00bb, rapprochant au plus vif le sensible et le texte. L\u2019auteur nous fait entre dans le po\u00e8me comme dans l\u2019eau du fleuve, par continuit\u00e9 du geste, d\u2019une part&nbsp;: la nage, le corps descend \u00e0 l\u2019eau pour \u00e9prouver sa sensation vivifiante, et puis pour mourir&nbsp;; par continuit\u00e9 du texte, d\u2019autre part&nbsp;; les caract\u00e8res droits passent aux italiques sans transition, les uns saisissant, (ac)cueillant les autres, r\u00e9cit et citations po\u00e9tiques interf\u00e9rant, \u00e9crivains dialoguant dans un saisissant effet de pr\u00e9sence-absence. De la m\u00eame fa\u00e7on, l\u2019homme et la femme du r\u00e9cit sont-ils pris dans des miroitements et des r\u00e9miniscences, se parlant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame de leur chant d\u2019amour. C\u2019est aussi une fa\u00e7on de s\u2019inscrire au c\u0153ur m\u00eame du processus de la vie et de la mort \u00e0 l\u2019\u0153uvre qui \u00ab&nbsp;<em>est d\u2019un bleu assez dense<\/em>&nbsp;\u00bb, comme le ciel et comme un Nicolas de Sta\u00ebl dont la r\u00e9f\u00e9rence r\u00e9it\u00e9r\u00e9e accompagne les pages, les \u00e9motions, l\u2019existence t\u00e9nue, la mort pr\u00e9visible.&nbsp;\u00bb (\u2026\/\u2026)<br>Chantal DANJOU<br>Revue&nbsp;<em>Concerto pour mar\u00e9es et silences<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>C\u2019est un livre \u00e9l\u00e9giaque, et doux, et beau. \u00c9crit avec beaucoup de finesse et de d\u00e9licatesse. Le sous-titre cerne bien le propos&nbsp;:&nbsp;<em>Chant d\u2019amour et d\u2019adieu<\/em>.&nbsp;Jacques-Fran\u00e7ois Piquet raconte en onze chapitres, et autant de jours, ce voyage fluvial en bateau qui m\u00e8nera sa femme Jacqueline vers la fin. Le fleuve ralentit le temps, la travers\u00e9e des terres enchante par ses paysages changeants, ruraux aussi bien qu\u2019urbains, ses salutations de ponts, ses ciels vari\u00e9s de peintres, ses soleils caressants. \u00ab&nbsp;<em>Nous vivons sans heures, me dis-je, mais vivons-nous encore&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;<br>Lui est toujours pr\u00e9sent, pr\u00e9venant, attentif. Elle est de plus en plus fragile, affaiblie, fatigu\u00e9e\u2026&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Je me sens d\u00e9j\u00e0 tellement loin de tout, dis-tu dans un souffle<\/em>&nbsp;\u00bb. Les deux destins, apr\u00e8s un long chemin parall\u00e8le, se croisent d\u00e9finitivement. Il y a de l\u2019amour avant tout, de la tendresse, une complicit\u00e9 d\u2019amants de longue date. De la douleur ici, mais cach\u00e9e, rentr\u00e9e et de la sollicitude, l\u00e0, mais discr\u00e8te et l\u00e9g\u00e8re, malgr\u00e9 la crainte et le doute.&nbsp;\u00bb&nbsp;(\u2026\/\u2026)<br>Jacques MORIN<br>Revue&nbsp;<em>D\u00e9charge<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Attention merveille. Merveille de d\u00e9licatesse, de pudeur, d\u2019amour fou cach\u00e9 sous l\u2019entrelacs des mots simples, de tendresse exquise et d\u2019adieu d\u00e9chirant. Un couple embarque pour un dernier voyage, l\u2019un des deux ne reviendra pas et sur l\u2019esquif dont on ne sait s\u2019il est r\u00e9el ou m\u00e9taphorique, ce couple qui se d\u00e9fait par l\u2019abandon des forces, par l\u2019essoufflement de la vie, r\u00e9affirme son lien \u00e9ternel jusqu\u2019\u00e0 l\u2019engloutissement du corps aim\u00e9 par l\u2019eau. Ce rituel connu depuis les temps imm\u00e9moriaux (barque des d\u00e9funts de l\u2019\u00c9gypte ancienne, barque-tombeau des rois vikings\u2026) devient ici poignant tant le r\u00e9cit du survivant, charg\u00e9 d\u2019accomplir ce qui appara\u00eet comme l\u2019envers d\u2019un bapt\u00eame, est d\u00e9nu\u00e9 de pathos et de fait \u00e9meut aux larmes. Magnifique\u2026&nbsp;\u00bb<br>Emmanuelle DE JESUS<br><em>Bourgogne Magazine<\/em>&nbsp;(janvier-mars 2016) <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chant d&rsquo;amour et d&rsquo;adieuR\u00e9cit \u00c9ditions Rhubarbe 2015Illustration de couverture&nbsp;: Vitrail de G\u00e9rard Garouste (d\u00e9tail)Pr\u00e9face de Marcelline Roux Quatri\u00e8me de couverture \u00ab Quel [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/160"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=160"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/160\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":484,"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/160\/revisions\/484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jfpiquet.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=160"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}