{"id":141,"date":"2020-01-11T13:40:17","date_gmt":"2020-01-11T12:40:17","guid":{"rendered":"http:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=141"},"modified":"2020-01-18T19:04:06","modified_gmt":"2020-01-18T18:04:06","slug":"dans-les-pas-de-lautre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jfpiquet.com\/?page_id=141","title":{"rendered":"Dans les pas de l&rsquo;autre"},"content":{"rendered":"\n<p> \u00c9ditions Rhubarbe, 2011.<br>Photo de couverture&nbsp;: Nicolas Rouxel-Chaurey. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"189\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/lautre-189x300.jpg\" alt=\"Couverture de &quot;Dans les pas de l'autre&quot;\" class=\"wp-image-144\" srcset=\"https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/lautre-189x300.jpg 189w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/lautre-768x1218.jpg 768w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/lautre-645x1024.jpg 645w, https:\/\/jfpiquet.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/lautre.jpg 982w\" sizes=\"(max-width: 189px) 100vw, 189px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Quatri\u00e8me de couverture<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dominique Dass\u00e9rac n\u2019existe pas. Mais il vient de mourir. C\u2019est cet \u00e9tonnant bout de ficelle qui nous est propos\u00e9 au d\u00e9but du roman et qu\u2019il conviendra de suivre afin d\u2019en d\u00e9m\u00ealer l\u2019\u00e9cheveau, de Paris \u00e0 Nantes, en passant par Clermont-Ferrand, et d\u2019aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019innocence perdue de l\u2019enfance d\u2019hier. On m\u00e8nera quelque chose qui ressemble \u00e0 une enqu\u00eate. Mais l\u2019objet se d\u00e9robe \u00e0 mesure qu\u2019on s\u2019en approche. Car l\u2019enjeu en est l\u2019\u00e9criture m\u00eame, entre fiction et autobiographie&nbsp;: celle de Francis Malloiseau, \u00e9crivain.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Premi\u00e8res pages<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Au moment de raccrocher, j\u2019ai ressenti la sourde angoisse d\u2019avant les d\u00e9parts, quels qu\u2019ils soient, quelles qu\u2019en soient la cause et la dur\u00e9e&nbsp;&#8211; je d\u00e9teste partir. La conversation avait dur\u00e9 tout au plus cinq minutes. Le mar\u00e9chal des logis-chef s\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9, un patronyme que je n\u2019avais pas compris, une voix dont l\u2019accent chantait le sud bien que l\u2019appel prov\u00eent de la gendarmerie de Granvoul en Loire-Atlantique, ce nom-l\u00e0, par contre, je l\u2019avais bien saisi. La question qui suivit m\u2019a d\u2019abord laiss\u00e9 perplexe, puis j\u2019y ai r\u00e9pondu sur un ton peut-\u00eatre trop d\u00e9sinvolte. Bien s\u00fbr que je connaissais un certain Dominique Dass\u00e9rac, j\u2019ai dit, je ne connais m\u00eame que lui&nbsp;: c\u2019est moi. Le gendarme m\u2019a remis en place&nbsp;: on ne plaisante pas quand il y a mort d\u2019homme. J\u2019ai voulu protester, mais il m\u2019a interrompu, ajoutant d\u2019une traite et tambour battant qu\u2019il y avait tout lieu de penser que la victime d\u00e9couverte le matin m\u00eame au lieu-dit \u00ab&nbsp;La tour pench\u00e9e&nbsp;\u00bb et dont les restes reposaient d\u00e9sormais \u00e0 la morgue de l\u2019h\u00f4pital de la Boursini\u00e8re r\u00e9pondait au nom de Dominique Dass\u00e9rac. Profitant de son essoufflement, j\u2019ai r\u00e9p\u00e9t\u00e9 que ce nom-l\u00e0 \u00e9tait le mien et que j\u2019\u00e9tais quand m\u00eame bien plac\u00e9 pour le savoir puisque c\u2019est moi qui l\u2019avais invent\u00e9. Silence au bout du fil. J\u2019ai ajout\u00e9&nbsp;: c\u2019est mon pseudonyme de travail, mon nom de plume, si vous pr\u00e9f\u00e9rez, car j\u2019\u00e9cris des livres, voyez-vous, mon vrai nom, j&rsquo;ai pr\u00e9cis\u00e9, c\u2019est Francis Malloiseau, avec deux L\u2026 Silence encore. Le sol se d\u00e9robait sous mes pieds. J\u2019imaginais le gendarme bouillant d\u2019impatience, se rejetant le k\u00e9pi sur l\u2019occiput pour s\u2019essuyer le front d\u2019un revers de manche. Bien que convenue, l\u2019image m\u2019aurait fait sourire si je ne m\u2019\u00e9tais alors entendu dire d\u2019une voix grave et ponctu\u00e9e, qui d\u00e9notait chez le mar\u00e9chal des logis-chef un souci de l\u2019effet, un vrai sens du coup de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: en tout cas, monsieur Malloiseau avec deux L, c\u2019est quand m\u00eame votre num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone que nous avons trouv\u00e9 dans l&rsquo;une des poches d&rsquo;un v\u00eatement appartenant, selon toute vraisemblance, \u00e0 la victime, et c&rsquo;est votre nom, ou pseudonyme, qui nous a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9, alors\u2026 Alors, j\u2019\u00e9tais convoqu\u00e9 au plus t\u00f4t pour identifier le corps.&nbsp;\u00bb <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><em>Coupures de presse<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Curieux roman qui d\u00e9sar\u00e7onne le lecteur habitu\u00e9 \u00e0 des histoires bien cadr\u00e9es, bien huil\u00e9es qui ne posent pas de probl\u00e8me d\u2019approche intellectuelle\u2026 Cela commence comme un polar classique&nbsp;: un mort, un coup de t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 celui qui n\u2019est qu\u2019un t\u00e9moin \u00e9ventuel, voire un suspect potentiel. Mais il est le narrateur du roman. Et c\u2019est l\u00e0 que tout se complique. (\u2026) Jacques-Fran\u00e7ois Piquet va jouer de cette complexit\u00e9 pour tenir en haleine son lecteur et le fourvoyer \u00e0 l\u2019occasion. D\u2019ailleurs le livre est un vaste fourvoiement d\u00e9lib\u00e9r\u00e9&nbsp;: contrairement aux apparences, Dans les pas de l\u2019autre n\u2019est pas un polar, mais une m\u00e9ditation sur l\u2019\u00e9criture et le d\u00e9sir de devenir \u00e9crivain. (\u2026)&nbsp;\u00bb<br>Lucien WASSELIN<br><em>Libert\u00e9<\/em>, d\u00e9cembre 2011.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Jacques-Fran\u00e7ois Piquet nous donne \u00e0 lire un roman dans lequel il d\u00e9ploie et ma\u00eetrise tous les proc\u00e9d\u00e9s du genre. Une sorte de puzzle dont les pi\u00e8ces sont, avec aisance et efficacit\u00e9, dispos\u00e9es progressivement sous nos yeux. Mais \u00e0 bonne distance les unes des autres, aussi bien dans le temps que l\u2019espace&nbsp;: ruptures dans le r\u00e9cit, superposition du pr\u00e9sent et du pass\u00e9 qui d\u00e9concertent le lecteur et suscitent d\u2019autant plus sa curiosit\u00e9.&nbsp;(\u2026) Il est \u00e9vident que, de fa\u00e7on non appuy\u00e9e et subtile, J-F. Piquet m\u00e8ne aussi une r\u00e9flexion sur lui-m\u00eame et l\u2019\u00e9criture.<br>(\u2026) Jeux de miroir, th\u00e8me du double, fragments intimes indirectement livr\u00e9s. \u00c0 se demander si le suicide final, en \u00e9cho \u00e0 celui de K\u00e9vin, n\u2019est pas mani\u00e8re de dire jusqu\u2019\u00e0 quel point l\u2019\u00e9crivain (soit toute une part de l\u2019homme) n\u2019existe plus quand meurent les \u00eatres de papier qu\u2019il cr\u00e9e ou a cr\u00e9\u00e9s. (\u2026)<br><em>Dans les pas de l\u2019autre<\/em>, ouvrage qui, au c\u0153ur de l\u2019\u0153uvre forte et diversifi\u00e9e de J-F. Piquet, m\u2019appara\u00eet comme le livre de la pleine maturit\u00e9.&nbsp;\u00bb<br>Patrice ANGIBAUD<br><em><a href=\"http:\/\/revue-texture.fr\/spip.php?article499\">Revue-Texture<\/a><\/em>.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dans les pas de l&rsquo;autre&nbsp;est un roman \u00e9trange o\u00f9 Francis Malloiseau avec 2 L est \u00e9crivain. Il utilise un pseudonyme : Dominique Dass\u00e9rac. La gendarmerie lui apprend que Dominique Dass\u00e9rac vient de mourir. Dans la poche du cadavre, il y avait son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone, voil\u00e0 pourquoi le gendarme l&rsquo;appelle. Francis Malloiseau se laisse entra\u00eener dans le monde de ses personnages. Maitrise-t-on vraiment le monde que l&rsquo;on cr\u00e9e quand on est \u00e9crivain ?<br>(\u2026)Toute une r\u00e9flexion sur les fronti\u00e8res qui n&rsquo;existent peut-\u00eatre pas, sur les parcours de vie o\u00f9 la vengeance va jouer un r\u00f4le essentiel, sur la qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9 ou des v\u00e9rit\u00e9s, sur le monde carc\u00e9ral, sur les hasards des rencontres qui m\u00e8nent l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;avait pas pr\u00e9vu\u2026 Parfois m\u00eame Francis Malloiseau perd la trace de ses personnages.<br>(\u2026) Jacques-Fran\u00e7ois Piquet a su cr\u00e9er un univers labyrinthique pour se poser des questions fondamentales : Quelle trace peut-on laisser ? Comment exister ? Que veut dire exister ? Que reste-t-il de ce que chacun peut \u00eatre dans les pens\u00e9es des autres ? (\u2026)&nbsp;\u00bb<br>Brigitte AUBONNET<br><em><a href=\"http:\/\/www.encres-vagabondes.com\/magazine\/piquet5.htm\">Encres vagabondes<\/a><\/em>.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;C\u2019est un roman. Quiconque a d\u00e9j\u00e0 lu du Jacques-Fran\u00e7ois Piquet conna\u00eet son style direct, avec les mots qu\u2019il faut, l\u00e0 o\u00f9 il faut, sans s\u2019appesantir inutilement ni chercher des figures de rh\u00e9torique superf\u00e9tatoires, ainsi le langage direct s\u2019insinue-t-il sans autre forme de proc\u00e8s, de fa\u00e7on naturelle et logique. On entre dans son livre comme dans un flacon, puis l\u2019on est happ\u00e9 par les fragrances. (\u2026) On est compl\u00e8tement dans la fiction, mais le roman se d\u00e9roulant, les personnages prennent une telle envergure qu\u2019on se retourne insensiblement vers une r\u00e9alit\u00e9 bluffante. (\u2026) L\u2019auteur, peut-on penser, y met, mine de rien, beaucoup du sien, et on peut comprendre que tous els miroirs sans tain qu\u2019il place entre lui et sa cr\u00e9ation sont autant de garde-fou qu\u2019il ins\u00e8re pour qu\u2019on ne puisse remonter \u00e0 l\u2019\u00e9crivain source ou cible, qui se maquille, se travestit et se transforme, de telle fa\u00e7on que le lecteur ne puisse lire en lui comme dans un livre.&nbsp;\u00bb<br>Jacques MORIN<br>Revue&nbsp;<em>D\u00e9charge<\/em>&nbsp;n\u00b0 152. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Rhubarbe, 2011.Photo de couverture&nbsp;: Nicolas Rouxel-Chaurey. Quatri\u00e8me de couverture \u00ab&nbsp;Dominique Dass\u00e9rac n\u2019existe pas. Mais il vient de mourir. 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