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Julien Roturier

Julien Roturier
Par lui-même : « Julien Roturier est (c'est lui qui le dit) amateur professionnel pluridisciplinaire à mi-temps. Après avoir vainement tenté un temps de subsister dans la société de consommation en tant que négociateur en produits, services, concepts et fumisteries, il a préféré tâcher de vivre – entre autres – de rock'n'roll, d'écriture et de Photoshop.

Cette démarche l'a amené à jouer dans des groupes aussi nombreux qu'éphémères, à faire quelques centaines de milliers de photos, à noircir quelques centaines de pages et à boire d'innombrables verres avec des artistes plus ou moins connus et diversement maudits1. Au hasard d'une de ces belles rencontres, un certain Jacques-François Piquet le pousse doucement dans les pattes amicales d'un éditeur qui estime que ses talents d'écriture ne sont pas par trop minables et l'encourage à continuer, démarche de longue haleine qui donne naissance à Sténopé, un premier recueil de nouvelles fantastiques paru en 2014 aux éditions Luciférines.

En parallèle, il crée et administre quelques sites internet (dont celui que vous parcourez en ce moment-même), exprime sa créativité en monnayant bricoles visuelles pour clients petits et gros et, quand l'envie l'en prend, écrit encore quelques textes. En outre, il partage ses occupations artistiques avec son épouse Enthea, elle-même photographe, modèle et musicienne. Vous pourrez ainsi les observer occasionnellement dans leur milieu bourguignon naturel, évoluant de concert dans un quatuor punk-rock basé à Tournus ou mettant sur pied expositions et projets variés. »



1 : À ce propos, l'automne 2016 voit la parution d'un petit journal intimiste intitulé Morceaux en forme d'espoir, récit d'un séjour en addictologie destiné à nettoyer corps et esprit obscurcis par une certaine boisson.

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Julien Roturier

Couverture de Sténopé

Couverture de Morceaux en forme d'espoir
Par le « certain JFP » mentionné supra : Julien Roturier est un artiste doué et un homme de qualité qui sait se faire entendre quand il pousse un coup de gueule pour dénoncer les travers de notre société, dérives racistes et autres, magouilles politiciennes et même l’ignorance des règles élémentaires de la langue française que lui-même manie avec une fière élégance (de même d’ailleurs qu’il se débrouille plutôt bien – et c’est là euphémisme – avec l’Anglais et l’Italien !). Un garçon doué, vous disais-je, qui aime à se vêtir d’une carapace de cuir pur loubard ou rocker pour faire oublier qu’il est au fond très sensible et peut-être même un peu fragile. En cela il ressemble à sa chienne Zoé qui a tout d’un bull-terrier, même tête à grosse truffe, même corps massif, mais qui s’avère aussi placide qu’un koala. Peut-on alors parler de mimétisme bilatéral ?

J’ai d’abord connu Julien photographe et je dois dire que la sensibilité et la justesse de son regard m’ont séduit. Au point que lorsqu’il m’a dit s’y connaître également en création de site Internet, je n’ai pas hésité une seconde à lui faire part de mon projet de repenser entièrement le mien qui datait de plus de dix ans. Je n’ai pas été déçu : Julien a su non seulement répondre à mes désirs et besoins, mais a toujours été de bon conseil pour en améliorer l’attrait et la lisibilité. Depuis 2011, c’est lui qui gère mon site : en deux ou trois clics, chacun pourra en apprécier la qualité.

Puis, j’ai connu Julien écrivain et là ce fut plutôt une révélation, car j’ignorais qu’il écrivît (ce subjonctif devrait lui faire plaisir) et surtout je ne l’attendais pas dans le registre du fantastique. Pourtant c’est là qu’il excelle : un texte d’une vingtaine de pages comme La montre fait état non seulement d’une construction rigoureuse, mais d’un vrai bon sens du suspense ! Et que dire de Double jeu, construite en dix brefs chapitres, qui balade le lecteur entre virtuel et réel, et fait naître peu à peu en lui un sentiment de malaise, voire d’oppression. En plus d’une langue qu’il maîtrise, Julien a également dans sa trousse à outils un humour très noir dont il use ici et là, parfois de manière déconcertante, parfois de manière provocante, mais toujours avec une efficacité certaine sur le lecteur. Je pense en avoir dit assez pour donner envie à ceux qui liront cette page d’aller également lire celles de Julien Roturier. Bons voyages à ceux-là, leur dis-je dès à présent, faites de beaux cauchemars !



Le recueil Sténopé comprend onze nouvelles, avec des illustrations de Dorothée Delgrange, et est publié aux Éditions Luciférines. Prix : 10 euros ! Peut être commandé en ligne ou directement auprès de l’auteur (la dédicace est gratuite !).

Le journal intimiste Morceaux en forme d'espoir est disponible en commande auprès de l'auteur ou sur le site du Mal Absolu aux formats numérique et physique (5 € pour ce dernier format).

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