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Élégie à la mémoire de trois étrangères

Trois proses en « tiré à part ».

Éditions Isabelle Sauvage, 2005.

Photo de Jean-Yves Cousseau.
Couverture de Élégie à la mémoire de trois étrangères
« Les lecteurs de Décharge ont découvert dans le numéro 126, le début du journal de Jacques-François Piquet, éphéméride d’une année 2004 particulièrement bouleversante. Cette élégie est un tiré à part de trois autres journées. La grande originalité de l’auteur tient à son positionnement par rapport aux événements, à sa compassion au sens fort. Car, évoquant ici l’accident d’avion de Charm El Cheikh, l’attentat de Madrid ou, après Aragon, l’Olga de l’Affiche Rouge, Jacques-François Piquet entre dans le drame, devient personnage, sinon acteur du moins un témoin intime du destin des trois femmes dont il anime les derniers instants. Loin des Choses vues de Hugo, ce journal, qu’on espère découvrir bientôt dans son intégralité, est une alchimie d’une émouvante beauté. Comment moi, homme ordinaire du 21e siècle, puis-je accueillir ces morts lointaines,  me nouer à elles, en faire une part de ma propre histoire, compatir, oui, et exprimer cette souffrance qui d’étrangère devient mienne. Un mot encore, pour souligner le travail remarquable de la composition d’Isabelle Sauvage, d’une élégance discrète, faisant de ce « livre » plié comme une lettre avec son enveloppe et rehaussé d’une photographie de Jean-Yves Cousseau, une invite supplémentaire, au lecteur cette fois, à recevoir. »

Alain KEWES,
Revue Décharge n° 127, septembre 2005

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